Cochons

L'élevage en plein air

Nous élevons sur nos hauteurs 100 porcs en plein-air. Ils logent dans un bâtiment sur aire paillée et ont un accès libre vers l'extérieur. Chaque animal dispose de plus de 250m² à l'extérieur pour gambader et ils ne s'en privent pas! N'hésitez pas à venir les voir dévaler la montagne ou se terrer à l'ombre des genêts.
Ils sont issus d’un croisement entre trois races pour leur apporter de la rusticité (Large-white, duroc et pietrain).

 

L'alimentation

Leurs parcs, quoique rudement mis à l’épreuve par leurs groins laboureurs, hébergent une grande diversité de flore arbustive : chataîgners, chênes, alisiers, frênes, églantiers, genêts... Ce terrain de jeu participe ainsi a donner à la viande de nos cochons sa saveur unique.
Nous ne sommes qu’engraisseurs, c’est à dire que nous achetons des porcelets d’une vingtaine de kilos dans un élevage alsacien et les faisons grossir jusqu’à 90-120kg. Leur nourriture, excepté ce qui est prélevé dans les parcs, est exclusivement composée de céréales certifiées sans OGM et de petit-lait issu de notre transformation fromagère.
L’administration d’antibiotiques est extrêmement marginale.

Des projets :

Du démarrage jusqu'en 2008, nous n'avions qu'une soixantaine de porcs aux Embetschés. Mais depuis quelques années, nous avons de plus en plus de mal à suivre la demande des clients du Cellier des montagne pour notre viande. Nous amenons désormais 6 porcs par semaine à l'abattoir et cela suffit tout juste. Nous ne voulons pas truander et nous nous devons de répondre aux attentes de notre clientèle toujours plus nombreuse et en attente de produits de qualité.


Pourquoi la viande n’est-elle pas certifiée bio ? Cette question nous revient souvent et pour l'instant plusieurs barrières se dressent encore.

  • les porcelets que nous achetons proviennent d'un élevage local mais conventionnel. A moins de faire beaucoup de kilomètres, il nous est impossible d'acheter des porcelets bios. Nous avons comme projet à moyen terme de faire naître les porcelets aux Embetschés, mais cela suppose encore de nouvelles infrastructures et également un savoir-faire à acquérir.
  • Les artisans charcutiers avec qui nous travaillons n'ont pour l'instant pas de certification bio sur leur atelier. C'est donc compliqué et coûteux pour eux de mettre cela en place juste pour nous.

Nous sommes déjà très fiers des conditions d'élevage actuelles, mais nous sommes convaincus qu'avec l'essor que connaît la filière bio actuellement, les conditions seront sans doute plus aisées un jour pour que nous puissions également franchir le pas sur cette production.